Julia Fox est devenue en quelques années une figure incontournable de la pop culture. Mais qui est réellement cette femme qui a su transformer une notoriété soudaine en une carrière polymorphe ? Née le 2 février 1990 à Milan, en Italie, d’une mère italienne et d’un père américain, Julia Fox a grandi entre deux cultures. Elle passe une grande partie de son enfance chez son grand-père avant de déménager à New York, à l’âge de 6 ans, pour rejoindre son père. C’est dans cette ville qu’elle dit avoir voulu vivre son rêve américain. Très tôt, elle développe un goût pour l’indépendance et l’expérimentation, deux traits qui allaient définir son parcours.
Une jeunesse new-yorkaise et des petits boulots formateurs
En grandissant, Julia Fox mène de front ses études au City-As-School High School et une série de petits emplois. Elle travaille dans un magasin de chaussures, chez un glacier et dans une pâtisserie. Ces expériences, loin d’être anodines, lui permettent de découvrir la ville sous toutes ses facettes et de se forger un caractère autonome. La rumeur prétend même qu’elle aurait exercé comme dominatrice SM pendant six mois dans un donjon de Manhattan avant de se lancer dans la création de vêtements. Qu’elle soit vraie ou exagérée, cette anecdote alimente la légende d’une femme qui n’a jamais eu peur de sortir des sentiers battus. À peine âgée de 23 ans, elle fonde avec son amie Briana Andalore la marque Franziska Fox, une ligne de vêtements de luxe pour femme. Le succès est au rendez-vous : la marque est portée par des célébrités comme Lindsay Lohan, Iggy Azalea ou encore Robin Wright. Julia Fox décrit alors son projet comme une ligne de prêt-à-porter près du corps, confectionnée dans des matières luxueuses, pensée pour des femmes sexy et intellectuelles, fortes et féminines. Cette première incursion dans la mode lui ouvre de nombreuses portes.
Mannequinat, art et performances radicales
Forte de cette expérience, Julia Fox explore le mannequinat dans un registre très sexy. En 2015, elle pose dans le plus simple appareil pour le magazine Playboy, ce qui accroît sa visibilité. Mais Julia Fox est aussi une artiste touche-à-tout. Elle s’intéresse à la peinture et à la photographie, allant jusqu’à exposer ses clichés. Elle publie deux livres à ce sujet : Symptomatic of a Relationship Gone Sour: Heartburn/Nausea en 2015, puis PTSD en 2016. En 2017, elle présente une exposition d’art intitulée RIP Julia Fox, au cours de laquelle elle dévoile des toiles de soie peintes avec son propre sang. Cette performance radicale témoigne de son goût pour les gestes provocateurs et pour une esthétique à la fois intime et spectaculaire. Elle confirme ainsi qu’elle ne se contente pas d’un seul domaine et qu’elle entend brouiller les frontières entre mode, art et célébrité.
De mannequin à actrice : la rencontre décisive avec les frères Safdie
Au fil de ses rencontres new-yorkaises, Julia Fox se lie d’amitié avec les frères Safdie. Tout commence par une rencontre fortuite avec Josh Safdie dans un café à SoHo. Cette relation lui permet de faire ses débuts d’actrice en 2019 dans le film Uncut Gems, diffusé sur Netflix. Elle y incarne une vendeuse de salle d’exposition et la maîtresse du protagoniste Howard Ratner, un marchand de bijoux accro au jeu interprété par Adam Sandler. Le film est salué par la critique et offre à Julia Fox une crédibilité nouvelle à Hollywood. Cette expérience lui donne des idées : elle écrit et réalise ensuite son propre court-métrage, Fantasy Girls, qui raconte l’histoire d’un groupe d’adolescentes impliquées dans le travail du sexe. Elle joue également le rôle d’une cam-girl dans le drame érotique PVT Chat de Ben Hozie, et apparaît dans No Sudden Move de Steven Soderbergh, sorti aux États-Unis en juillet 2021. Peu à peu, elle construit une filmographie atypique, à l’image de sa personnalité.
Sa vie sentimentale : entre mystère et médiatisation
D’un point de vue sentimental, le parcours de Julia Fox reste relativement mystérieux. On sait qu’elle a épousé Peter Artemiev, un pilote privé basé à Brooklyn, en novembre 2018. De cette union naît un fils prénommé Valentino en février 2021. Le couple se sépare ensuite, mais Julia Fox reste discrète sur les détails de cette rupture. Sa relation la plus commentée reste cependant celle qu’elle a entretenue avec Kanye West. Le 6 janvier 2022, elle confirme dans un entretien publié dans un magazine américain qu’elle est en couple avec le rappeur, tout juste divorcé de Kim Kardashian. L’histoire est très furtive : elle ne dure qu’un mois, jusqu’à leur séparation en février 2022. Pourtant, elle suffit à faire exploser la notoriété de Julia Fox. Le couple multiplie les apparitions publiques, et Kanye West fait de Julia Fox sa nouvelle muse, n’hésitant pas à la relooker et à l’introduire dans les hautes sphères, notamment lors de la Fashion Week parisienne. Julia Fox confiera plus tard que côtoyer Kanye West a accéléré sa célébrité et que l’exposition médiatique a été inestimable. Elle a également tenu à défendre la sincérité de leur relation, assurant qu’elle était bien réelle, même si elle avait parfois l’impression que Kanye West l’avait choisie pour jouer le rôle de sa petite amie, comme dans un film.
Les rumeurs autour de Drake
Avant Kanye West, Julia Fox aurait eu une aventure passagère avec Drake, selon certaines rumeurs rapportées par des médias people. Le rappeur canadien et la jeune femme auraient commencé à nouer des liens en 2019 avant de se fréquenter à plusieurs reprises en 2020. Drake l’aurait même invitée dans son manoir de Toronto après avoir passé du bon temps avec elle à Los Angeles. Aucun des deux protagonistes n’a jamais confirmé ces informations. Cette incertitude contribue à l’aura de mystère qui entoure Julia Fox, dont la vie privée semble toujours se situer à la frontière du réel et de la fiction médiatique.
Une icône de mode et de pop culture
Depuis son idylle avec Kanye West, Julia Fox ne cesse de défrayer la chronique. Propulsée sur le devant de la scène en quelques mois, elle s’impose comme l’une des personnalités marquantes de l’année 2022. Les créateurs de mode se l’arrachent et en font leur muse. Elle apparaît dans des campagnes pour des marques comme Diesel, Alexander Wang et Coach New York. En juillet 2022, elle fait sensation en défilant pour Patou lors de la Fashion Week Haute Couture de Paris. Ces derniers mois, elle multiplie les éditos dans de grands magazines de mode : Vogue, Vogue Italia, CR Fashion Book, The Last, Office, Wonderland, The Face, Paper, V et bien d’autres. Son style singulier, à la fois sexy et expérimental, façon dominatrice goth, ne laisse personne indifférent.
Un make-up signature et des tenues audacieuses
Julia Fox se démarque par un style des plus singuliers. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle sait faire preuve d’audace lorsqu’il s’agit de s’habiller. On se souvient de la fois où elle a découpé la ceinture de son jean pour en faire un haut, ou encore de celle où elle est sortie en culotte pour faire ses courses. Elle est aussi une grande amatrice de pantalons ultra taille basse et de crop-tops ultra courts qui laissent apparaître sa taille de guêpe. Mais Julia Fox, c’est aussi et surtout un maquillage signature, qui intrigue autant qu’il fascine. Ses sourcils très fins et son smoky-eye ultra noir, façon foxy eye, sont presque aussi célèbres qu’elle. De nombreuses passionnées de beauté ont tenté de reproduire ce regard. Selon ses dires, ce maquillage lui donne un air féroce et elle le réalise elle-même en moins de dix minutes avec un fard à paupières noir et un pinceau plat. Cette approche à la fois minimaliste et spectaculaire résume bien son rapport à l’image : elle contrôle son apparence et en fait un outil d’expression.
Une usine à memes
Véritable sensation des Internets, Julia Fox est devenue plus d’une fois un meme sur la Toile. Un brin moqueurs, les internautes s’amusent de la personnalité abracadabrante de l’ex de Kanye West, qui semble parfois venir d’une réalité alternative. Des passages de ses interviews, où elle paraît complètement high, sont repris et tournés à l’humour. On ne boude pas notre plaisir face aux memes de Julia Fox, tous plus drôles les uns que les autres. Son phrasé, ses tenues et ses réactions deviennent des GIF, des citations et des montages partagés à l’infini. Cette capacité à générer de la culture virale confirme son statut d’icône pop. Elle incarne une époque où la célébrité se construit autant sur les podiums que dans les fils Twitter et TikTok. Julia Fox a compris que l’image de soi peut être un terrain de jeu, un manifeste et une œuvre d’art totale. Elle continue d’inspirer, d’intriguer et de diviser, sans jamais laisser indifférent. Son parcours, de Milan à New York, des petits boulots à la mode, du cinéma indépendant aux tapis rouges, illustre une forme de réussite contemporaine où l’audace et l’autodérision sont devenues des atouts majeurs.
Source: Grazia News